Princesse de lune et… d’autres

2016. Thésée

Princesse de lune et... d'autres (1)

Princesse de lune et... d'autres (2)

Il était une fois une Princesse de Lune, elle était pauvre, pauvre comme la terre en hiver… la terre quand elle a perdu toutes ses plumes.
L’hiver c’est la saison des rêves renversés et la Princesse s’était fait voler tous ses rêves de fée.
Elle ne pouvait plus s’échapper de la terre où elle était née, elle voguait comme une balancelle délabrée au milieu de l’été.
Ses pieds ne pouvaient plus se souvenir du temps où elle était enfant, ils vibraient, ils chantaient mais ils ne pouvaient pas se poser.

Elle était devenue la Princesse envolée


Princesse de lune et... d'autres (3)

La Princesse envolée portait avec élégance un vêtement d’étoiles et de cachemire qui couvrait largement ses épaules.
Les manches se gonflaient lorsqu’elle souffrait et dans ces moments terribles de solitude, elle devait pour survivre, agiter doucement, très doucement les milliers de grains de lumière qui encombraient la mémoire terne et douloureuse de toutes les personnes grises de la planète Pomme dans laquelle elle était enracinée.
Dans ces moments pénibles, elle se devait de fermer les yeux et de s’endormir
en espérant devenir la Princesse de l’été.


Princesse de lune et... d'autres (4)

La Princesse de l’été souriait, personne ne le savait sauf les enfants qui la regardaient se balancer dans la grande Pomme de sa misère et sur la Lune de son enfance.
Mais seuls les enfants sages voyaient les petites fleurs qui poussent dans le cœur des fruits, et les âmes des chamans enfouies dans les feuilles du saule planté dans le ruban de sa ferveur,
les enfants tendaient la main à la Princesse qui leur offrait le plus beau bijou qu’elle portait le dimanche le collier de la sérénité seuls les enfants sages pouvaient le gagner
pour eux elle devenait la Princesse du Dimanche


Princesse de lune et... d'autres (5)

La Princesse endimanchée secouait ses manches et les enfants plongeaient dedans leurs yeux, leurs bouches, leurs mains et leur toupet pour récupérer les millions, les milliards d’étoiles accumulées.
Ils secouaient si fort que les étoiles sortaient, s’éparpillaient dans la bulle transparente de l’inconnu.
Plus ils secouaient, plus la Princesse se transformait, se diluait, elle venait enrichir le sol et la terre de toute la surface de la cage creusée dans ses rêves de fée et le sol noir de l’ennui se couvrait de poussière dorée
ainsi ne voyaient-ils plus qu’une Princesse dorée



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