2011. Les enfants de la mer
Poésie de Jean-Paul Gavard-Perret

aux enfants de la mer
afin de mettre un bémol aux dièses et un dièse aux bémols.

Des feuilles s’envolent dans le vent de Chartreuse.
Un virevoltement d’instinct casse toute prétention à la raison bien terne.

Vers la pure sonorité des orgues ces cloches encordées.

dont le MI est le grain de pure conscience.
On rêve à des forêts, de chapes bleues où pleut la neige.

Des averses de colombes inondent sa terrasse :
Ce sont vagues, vastes encolures
caressant l’horizon de sa barbe.

réinventent caps et promontoires en SOL.
Estuaires et prophéties débouchent sur la grande solitude,
Des eaux premières de Peter Pan et de sa Fée Clochette

Il porte la vie et ce qui germera.
Il monte des baleines immenses,
aux longs naseaux d’écume.

Voici le son imminence dans la brume et la console du destin
Sous la voussure compliquée
du Capitaine Croche et Double Croche.

de blanches (parfois pointées du doigt) et de rondes.
Cinq lignes parallèles
et leurs cohortes d’illusions, de certitudes.

Rire à nouveau. Ne plus prendre de coups.
Savoir par la musique que l’on n’est rien. Que l’on est tout.

© Adagp, Paris, 2017