Gwenaël et la fée de la mer – Le long chemin

A tous ceux qui ont gardé leur âme d’enfant…

Tournant résolument le dos, pour un instant seulement, à l’actualité morose du moment, Dominique Barbier met en relief la sensibilité de deux artistes qui se superposent. Elle laisse glisser un souffle poétique sur les mots du récit de Monique Gilet et les illustrations de Nicole Pessin.

Gwenaël et la fée de la mer – Le long chemin
La grotte

Ses yeux clairs scrutent la bande de sable fin. Silencieux et solitaire, l’enfant avance à petits pas serrés. Dans ses mains quelques coquillages, luisants et pourpres, se dolentent d’avoir été rejetés par les flots.

À peine a-t-il saisi le coquillage nacré, donné par la fée, qu’il se remet en route. Sur le sable humide, ses pieds nus dessinent des arabesques élégantes et folâtres. Souverain absolu de l’azur, le soleil accablant et brûlant, ironise sur le souffle léger du vent. La plage, irisée, frissonne sous les grains qui virevoltent et s’égrènent en pluie de lumière.

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Sans conteste, c’est à l’instant précis de cette première lecture que surgit toute la magie des illustrations de Nicole. Alors que les mots s’ajoutent aux mots, que l’histoire se déroule paisiblement dans la conscience, l’esprit s’échappe instinctivement et s’accroche aux images peintes. Elles nous attirent et suscitent en nous le parfum d’une autre aventure, la création d’une histoire plus clandestine…

L’enfant absorbé par le flux de l’écume mousseuse, l’ombre de l’oiseau sur la lande parfumée, le mystère de la fée des mers, chaque aquarelle concoure à une reprise du conte proposé.

Comment ne pas évoquer, aussi, la grâce et l’embellissement de l’illustration ? Broderie ? Feston ? Parure ? Quoi qu’il en soit la délicatesse et la finesse du travail de l’artiste, traversent les décennies comme des orfèvreries. Irrésistibles et reconnaissables entre mille autres œuvres, elles écartent le rideau d’un théâtre qui s’ouvre sur l’infini des saynètes.

C’est ce que l’on nomme le talent…

Dominique Barbier, août 2020

separateur

Le jeune garçon marche sur le chemin qui mène à la mer. L’école est finie et il a tellement envie d’entendre le bruit des vagues, de respirer l’odeur des algues, qu’il est plein de courage.
Mais la route est longue, qui traverse la lande au milieu des ajoncs odorants et des bruyères en fleur. Elle se perd dans la brume légère qui persiste là-bas, au bord des plages blondes.
Il fait chaud, il a soif et il n’aperçoit toujours pas la mer.
Il commence à se sentir triste et découragé, alors, il s’assoit sur le talus d’herbe verte et s’assoupit.
Soudain, un grand oiseau blanc traverse le ciel bleu, vient tomber près de lui et le fait sursauter.
C’est une mouette, elle est blessée, elle a une patte cassée. Aussitôt, Gwenaël se penche vers elle, lui parle doucement, sort un mouchoir de sa poche et fait un pansement autour de sa patte.
Il la prend, il la serre sur son cœur, et la mouette laisse le jeune garçon caresser doucement ses belles plumes blanches. Il lui dit qu’il est triste pour elle, qu’elle va guérir, qu’il a envie de voir la mer mais que c’est bien loin. Il lui dit qu’il l’aime déjà.

Soyez curieux, cliquez sur les images pour les agrandir !

Quelques couvertures

 

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Editions varia poetica

Livre d’artiste dont chaque exemplaire possède une couverture unique sur commande ! (90 euros port compris)

Sans couverture unique ! (25 euros port compris)

Conte de Monique Gilet agrémenté de 9 reproductions, aquarelles de Nicole Pessin. Préface de Jean Gilet

Achevé en août 2020 pour le compte et le plaisir des éditions Varia poetica à Saint-Laurent-du-Pont (Isère)

Le livre : couverture souple, brillante et sa reliure collée haut résistance : Papier 350g + pelliculage. Pages du livre: Satiné. Papier 200p. Format: Format : 21 cm x 15 cm.